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Les souvenirs
 

Le terrain d'étude de Foenkinos est cette fois sa famille. Ses grands parents, ses parents. Ce roman est probablement l'un des plus personnels, il y a beaucoup d'amour dans ces pages, et le regard, que le petit fils, souvent interrogateur porte sur la vieillesse est touchant. Il assiste à l'enterrement de son grand père puis se rapproche de sa grand-mère.

Qui surprend toute la famille en fuguant.

J’ai longtemps contemplé mon grand-père, et pourtant ce n’était pas lui. J’avais aimé et connu un homme vivant. Là, c’était un masque de cire, un corps sans âme, une incarnation grotesque de la vie échappée.

-Dans la chambre, face à son corps, une image m’a saisi : la mouche. Une mouche posée sur son visage. C’était donc ça, la mort. Quand les mouches se posent sur nous et qu’on ne peut plus les chasser. C’est cette vision qui m’a été le plus pénible. Son immobilité agressée par cette grosse conne de mouche. Depuis, j’écrase toutes les mouches. On ne peut plus dire de moi : il ne ferait pas de mal à une mouche. Cette mouche là j’y ai pensé souvent par la suite, elle ne savait pas où elle avait posé ses pattes de mouche, elle ignorait tout de la vie de mon grand-père, elle s’arrêtait sur le dernier visage de mon grand-père sans même savoir que cet homme avait été un adulte, un adolescent, un nouveau-né.

une lecture solidaire

Les boites de 5 livres sont présentes dans tous le lieux de vie de la vallée, les commerces, les mairies  cabinet médicaux pharmacie etc

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