
Le soir du chien
Dès son premier roman, l’écriture de MHL est en place, elle pèse sur le texte.
Le poids des mots, des non-dits et des trop dits, des médisances.
Le poids de la ruralité de ses traditions de ses obligations.
Le poids de l’histoire celle des veuves, des pendus et des filles mères.
Au milieu de cela surgit un ange roux , la douce et trop belle Marlène, c’est-à-dire marie Hélène,elle est silencieuse, elle lit, elle aime, elle est différente, tout le monde est d’accord là-dessus, surtout Laurent.
Mais « on ne s’habitue pas à ce pays… ça devenait parfois comme une maladie », C’est alors , que survient le soir du chien, et finalement il faut bien constater que « le sang ne se perdait pas, elle ressemblait à sa mère, on n’y pouvait rien »
Mo
Mo c’est Mohamed, il vit seul avec sa mère et s’en occupe bien, c’est un esprit simple mais il perçoit tout. Quand on se moque de lui, quand on profite de lui.
Il est apprécié dans son travail, au centre commercial, le grand moment de sa vie c’est quand il rencontre Maria qui est serveuse à la boulangerie.
Roman assez court comme souvent avec MHL , très dense avec une écriture qui renait à chaque fois à travers ses personnages.


HISTOIRE DU FILS
Tout commence par un accident dramatique, de l’ordre de ceux qui impactent l’histoire d’une famille. Puis apparait André, un fils de père inconnu qui a pourtant deux mères, Hélène et Gabrielle deux sœurs, deux belles personnes que l’on découvre avec bonheur. Quand les ratons laveurs lui mordent le cœur, il respire un grand coup c’est ce que lui a conseillé Hélène. André est un héros, va-t-il parvenir à changer le cours de l’histoire ?
. L’écriture méticuleuse et très belle et nous dévoile des vies assez simples, nichées dans les petits villages du Cantal que l’on retrouve dans presque toute l’œuvre de MHL. Juste la vie de femmes et d’hommes qui essaient de s’accrocher au bonheur malgré le poids d’une histoire qui ici pèse sur la vie de chacun. La ramification des personnages est subtile, le récit n’est ni sombre ni embelli, il a le gout de la vérité.
LES SOURCES
Bienvenue à la ferme et à la vie à la campagne. Il y a la ferme, il y a les 3 enfants Isabelle Claire et Gilles. Il y a la mère qui est Elle, et le père qui est Lui et qui la corrige, la cogne dedans, dans le ventre, qui frappe dans le « tas ». Combien de temps pour oser se rebeller pour oser partir, prendre le risque que ses enfants deviennent les enfants de la Marissou, la divorcée. On n’est pas étonné de retrouver l’écriture ciselée de Marie hélène Lafon, le cadre de la vie rurale dans le Cantal, mais l’émotion ici est plus intense que dans ses autres romans. Ce petit livre se lit d’une traite, en retenant sa respiration


L'ANNONCE
MHL continue d’explorer le mode de vie rural, la difficulté du quotidien, les exigences de la terre. Mais ici elle utilise le regard neuf, celui de Annette qui vient du Nord et débarque dans une ferme du Cantal avec son jeune fils. Sa venue est la conséquence d’une annonce qu’a osé écrire Paul, paysan, la quarantaine, que tout le monde voyait rester célibataire. Le monde rural a ses règles ses obligations, qui ne sont pas forcément accueillantes pour une jeune femme qui vient de la ville.
L’écriture ciselée de MHL est une multitude de petites séquences colorées qui apparaissent, virevoltent, s’enchevêtrent, et enrichissent peu à peu le récit qui se construit ainsi d’une succession de palettes de vie. C’est assez éblouissant, et la lecture de ce petit livre nécessite une attention minutieuse et soutenue.